Publié par : Marie Françoise | 5 avril 2009

Cabanons: L’art de vivre et le patimoine de Marseille de nouveau en danger.

cabanons-sous-la-roseSi je vous parle de nos Cabanons vous saurez très facilement y mettre la couleur et la saveur de ces petites « bicoques » inscrites à jamais dans notre histoire et dans notre patrimoine.

C’est l’exemple même de notre « Art de vivre » et tout comme la Canebière ou la Vierge de la Garde ou le Château d’If, nous y tenons et nous savons que beaucoup de personnes, étrangères à notre ville, y sont très attachées.

Certains de ces cabanons (une dizaine environ) sont menacés de disparition car le Préfet et la majorité municipale invoquent une dangerosité importante et somment les occupants de ces cabanons de casser ce qui a été depuis des générations et des générations un lieu de bonheur tranquille et de paix.

Pour mieux comprendre je vous invite à lire l’information que nous avons donné dernièrement en m’adressant au Préfet de Région, aux institutions locales et au Ministre de l’environnement .

Pétition pour Les CABANONS.151

Les Cabanons qui font partie de l’histoire de Marseille, de notre culture, et qui symbolisent l’art de vivre marseillais populaire et convivial sont de nouveaux en danger.

Après avoir essayé de faire disparaitre les cabanons du Bain des dames pendant l’été 2003, la mairie de Marseille a du battre en retraite devant la mobilisation des propriétaires des cabanons, de votre élue Marie Françoise Palloix , du soutien de la population du quartier et des nombreux touristes. Ce soutient nous a permis de recueillir plus de 3000 signatures sur la pétition « Pour la conservation de l’aménagement traditionnel du Littoral Marseillais de l’Estaque à la calanque de la Verrerie ».

Aujourd’hui ce sont les cabanons de « sous la Rose » qui sont sur la sellette. Mis en demeure de détruire leur cabanon à leur frais avec une astreinte.

Demain à qui le tour ? A qui veut-on faire plaisir ? Quel sont les vrais objectifs ? De déposséder ces cabanonniers qui participent à l’aménagement du territoire et à la pérennisation de notre histoire populaire ?

Au delà de ces abris qui sont une partie de l’âme de Marseille, la ville veut remodeler tout le littoral, le vider de sa population la plus populaire.

En s’en prenant aux cabanons, se sont les plages, les calanques et le littoral marseillais qui sont en danger et non pas l’inverse. C’est la perspective de la création du Parc national des calanques.qui fait accélérer certains projets. Ce sont les cabanons de la Pointe Rouge à Callelongue qui sont concernés mais bien d’autres petits coins de paradis !

Les cabanonniers ont une autorisation d’occupation temporaire (AOT), ils paient une redevance et les taxes foncière et d’habitation, ils ont droit au même respect que les autres occupants du domaine public maritime (DPM) comme les restaurateurs d’Escale Borély ou le patron du Grand Large et bien d’autres…

 000_3227Nous sommes solidaire des cabanonniers et nous ne laisserons pas faire ceux qui veulent détruire ce qui fait le « charme » de Marseille et son originalité.

La Loi littoral, pour empêcher la spéculation immobilière, conseille de tenir compte des traditions locales, des vœux de la population et de son héritage culturel.

Dans la perspective de Marseille capitale de la culture pour 2013, nous souhaitons classer le littoral pour le protéger, restaurer et développer ce patrimoine et son architecture marseillaise typique.

154Nous proposons de mettre les cabanons en conformité avec les AOT et de passer une convention dans laquelle il serait prévu que les cabanons ne pourront pas être vendus pour éviter la spéculation immobilière, et enfin de labéliser les cabanons pour définitivement les classer à notre patrimoine.

Lisez la suite

 

http://www.lamarseillaise.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=13406&Itemid=36

http://www.laradiodelamer.com/actualite/actualite-Comment-pr%E9server-les-cabanons-m%E9dit%E9rran%E9ens-%3F-2122.html

http://journal-lamarseillaise.net/index.php?option=com_content&task=view&id=13407&Itemid=35

http://www.bienpublic.com/archives/article.php?a=art&num=000000557&aaaammjj=20030807&g

http://www.lamarseillaise.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=13580&Itemid=39


Réponses

  1. Bonjour

    Ancienne marseillaise revenue avec bonheur dans ma ville. Qui change. Et dont j’aimais et aime la face dite “populaire”, la richesse et la diversité du paysage humain.
    En parcourant à pied le long du littoral le secteur David jusqu’à Callelongue, j’ai constaté bien des signaux d’alarme de changements visants à mettre sur la touche -comme dans le centre sur la république, une certaine population qui n’avait pas besoin de blingbling pour gouter les plaisirs de la vie -pour qui plus belle la vie se conjugait depuis longtemps avec simplicité et convivialité.
    Je suis inquiète pour les cabanons de la Verrerie, pour la Grotte Rolland, pour la Madrague de Montredon.
    Où en est cet horrible projet touchant les cabanons? Vous avez tout mon soutien: hors de question qu’à la place de ces cabanons on me propose la pseudo-jouissance d’une plage dite “embellie” et aseptisée, qui ressemblerait à n’importe où ailleurs. C’est un patrimoine. Peu importe que seules quelques familles (dont je ne fais pas partie) en bénéficient, car elles sont les conservateurs et les révélateurs de ce patrimoine avant tout immatèriel: un art de vivre, un certain rapport à la vie, à la mer et à la cité.

    • Très Chère Madame,

      Un grand merci pour ce “coup de coeur” de votre part !
      Tout comme beaucoup de personnes (marseillaises ou étrangères) vous avez cette passion et cette exigence qu’ont tous les “amoureux” du patrimoine marseillais de préserver ces endroits “magiques” qui nous permettent de nous retrouver l’espace d’un moment dans une autre dimension.
      Sites ou la flanerie se conjuge avec l’histoire de notre ville, avec l’Art de vivre, la chaleur humaine, les rencontres, les solidarités, les endroits où comme nulle part ailleurs on peut admirer l’entrée de Marseille (Grande Dame, vieille de vingt six siècles) et son port, son littoral, ses calanques….
      Nous avons reçu des soutiens d’un peu partout en France et même de l’étranger.
      Et comme pour les cabanons du Bain des Dames en 2003, nous ne lâcherons pas.
      Mais aussi pour d’autres projets comme un “hôtel de qualité” (expression employée sur la délibération municipale concernant cette construction) sur le Mont Rose!!!
      Grâce au Conservatoire du Littoral qui a fait son acquisition, le Mont Rose est sauvé des promoteurs. OUF!
      Comme pour le Parc et le Château Pastré donné par la Comtesse Pastré à la Ville de Marseille pour le garder et en faire un lieu public et culturel où, la ville aimerait, en ayant délocalisé le Musée de la faïence au château Borely, pouvoir faire une “résidence” réservée aux personalités de passage à Marseille ?

      Vous pouvez constater que le travail ne manque pas et, avec la population, nous essayons projets après projets de faire en sorte de préserver NOTRE PATRIMOINE.

      Dans un an, environ, nous allons avoir l’ouverture du Parc National des Calanques (Seul et Unique en Europe), nous désirons, avec la populations des ces quartiers, que le Mont Rose, les Cabanons, le Parc Pastré soient inscrits dans le Parc National afin que notre héritage reste pour toujours les biens du patrimoine marseillais.

      Chère Madame, en espérant que ce court message vous aura conforté sur vos positions et rassuré sur les possibilités que nous avons de faire reculer tout ce qui pourrait être néfaste à l’histoire, au patrimoine de Marseille; et en souhaitant vous rencontrer afin de mieux faire connaissance mais aussi, pourquoi pas, faire un bout de chemin ensemble, car plus on sera nombreux sur un même objectif, plus facile nous arriverons à obtenir satisfaction.

      Très cordialement,

      Marie-Françoise PALLOIX
      Conseillère Régionale PACA
      Conseillère des 6° et 8° arrondissements de Marseille
      Conseillère de la Communauté Urbaine Marseille-Provence-Métropole

  2. Chère Madame Palloix

    Merci de votre réponse à mon message.

    J’ignorais certaines informations que vous me donnez ici, en particulier sur le Chateau Pastré.
    Par contre, je n’ai pu ignorer les “cris” écrits sur les murs de l’usine Legré-Mante. Qui ont renforcés mes interrogations, à voir ces rutilants panneaux “future résidence de grand standing” à la Grotte Rolland (ou bien à la Madrague de Montredon?)…
    C’est en effet globalement tout ce secteur proche du Parc National des Calanques qui semble vouloir être remodelé autrement par les élus. Et par les urbanistes, dont le métier est passionnant mais peut devenir destructeur, dés lors que la dimension humaine pré-existante est repoussée avec dédain, au profit de projets visants à une mise à disposition du secteur pour des populations sans doute dénuées de toute attache et surtout de toute volonté d’attention à autre chose qu’une simple jouissance, souvent ponctuelle, d’un paysage fabuleux.
    C’est en tout cas comme cela qu’on nous les définit, ces populations que l’on sait pouvoir attirer, mais…
    N’est-on pas en train de dévoyer et manipuler l’argument écologique du Parc pour imposer ces projets? Comme si l’écologie, la vraie, négligeait l’humain! Faux! L’écologie ne peut être une formule cosmétique.
    Et c’est sur cet argument écologique, le même que celui sur lequel s’appuient les projets dangeureux pour l’équilibre humain et social du secteur, que doivent être discutés ces projets, et oui, intégrer au Parc les Cabanons, le Montrose et Pastré, c’est une évidence!
    Pense-t-on qu’un promeneur -nouveau ou de longue date- qui entrera par ce secteur dans le Parc, aura envie et besoin que tous les composants antèrieurs en soient gommés ou repoussés en coulisse? A-t-on posé la question à ces promeneurs? Un “paysage” n’est pas une scène, pas juste un décor où tout sur la photo doit faire bien joli selon les critères “vendables” d’un certain marketing touristique; un Parc National n’est pas un parc à thème, un calanque-land! Fast food du loisir? conscience écologique pré-machée? on peut s’en passer!

    Donc, non, les amoureux de Marseille ne veulent pas la voir subir l’effet “photoshop” pour complaire à ce que l’on prétend être les attentes (en est-on sûr, d’ailleurs?) d’un nouveau public touristique, à potentiel économique.
    Il y a au contraire un certain retard, un décalage, à croire que ce nouveau public touristique ne demanderait que du lisse, et qu’il est aveugle et indifférent à tout ce qui n’est pas “le panorama”.
    Tout ce qui existe déjà fait partie intégrante des atouts de Marseille: savoir les valoriser en les intégrant, aspérités incluses et comprises comme des caractèristiques fortes , c’est certes tellement plus difficile que de les raser, d’en évincer les détenteurs ou d’en interdire la jouissance aux utilisateurs actuels! Cabanons, Pastré, Grotte-Rolland, La Verrerie, Montrose. Ces quartiers ne croupissent pas, ne s’asphyxient pas puisqu’ils vivent et surtout sont vivables sans qu’il y ait besoin de détruire ou de catapulter, si de manière incohérente, d’autres standards!
    Le standard, le standing, la marque du temps, la notion de patrimoine; le droit à s’inclure dans la durée, la légitimité sociale à laisser ou pas une marque dans le temps, la capacité économique à demeurer là où se trouvent les attaches, la façon de concevoir l’avenir. Ce sont toutes ces questions qui y sont en jeu.

    Aux abords d’un Parc National, donc vers un certain public, faire cet effort d’intégration, c’est au contraire assurer un avenir pour ce nouveau tourisme que l’on souhaite à juste titre capter: autant motivé par le patrimonial-humain inclus- que par l’écologie. Et qui ne demande pas qu’on lui serve une sauce déjà périmée: ces “embellissements” ou pseudos “mises en valeur” creux, parce qu’on en aurait gommé toutes les aspérités et toutes les jonctions temporelles.
    Car si ce public vient à Marseille et vers le Parc par les abords dont il est ici question, c’est et ce serait pour y trouver ce que d’autres lieux à potentiel touristique ont perdu.
    Il s’agit de faire avancer notre ville, l’inclure dans le futur: c’est évident, c’est honorable et souhaitable, mais que ce soit sans la calquer sur des modèles déjà reconnus caduques, parce qu’ils ont provoqué dénaturation ou artificialisation et généré de ce fait de nombreux dégats collatéraux!

    C’est avec plaisir que je vous rencontrerez. Je ne sais si vous avez visibilité sur mon adresse email, sur laquelle je vous demande d’avoir l’amabilité de me fournir les coordonnées me permettant de vous contacter directement.

    LD


Répondre

Votre réponse :

Catégories